Terre battue

Terre battue
Avril 2019, un corps atrocement mutilé est découvert sur un terrain de tennis de Taden, petite commune des Côtes d’Armor. L’enquête piétine sur la terre battue. Cette abomination demeure un mystère pour l’équipe menée par Stanislas Duchêne, capitaine à la section de recherche de Rennes.
Neuf ans plus tard, une famille entière d’ostréiculteurs est décimée à une centaine de kilomètres plus à l’ouest. Ce nouveau carnage va relancer la première enquête… Est-il l’œuvre du même diable et de ses démons ? 




Type : Polar
Auteur : Cédric Lesueur
Editeur : Deslivresetnous.com
Numéro ISBN : 9791090041110
Nombre de pages : 274
Format : 11 X 18

Début de l'histoire :

       Vendredi 21 avril 2019. Taden, commune de Dinan, Côtes-d’Armor. France.
 
       Le noroit soufflait comme un damné sur la tôle ondulée et une pluie battante mitraillait le toit sans discontinuer. Des hordes d’eaux sauvages s’abattaient sur le bâtiment, se déversant dans des torrents virevoltant aussitôt recrachés par les gouttières débordantes de colère. C’était vraiment un temps à ne pas mettre un chien dehors, mais il ne faisait guère plus chaud à l’intérieur de la structure métallique. Malgré l’épais anorak qu’il ne quittait plus depuis quelques jours, le capitaine Stanislas Duchêne restait transi de froid. Une dépression atlantique arrivée par la pointe bretonne avait provoqué un énième épisode de pluies et de vent sur l'ouest de la France.
       Mais le froid pouvait venir de l’intérieur aussi… Dans sa carrière, il en avait contemplé des cadavres ; des dizaines sans doute, ni plus, ni moins et forcément, certains l’avaient marqué plus que d’autres, laissant une trace indélébile dans les méandres de sa mémoire.
       Ainsi, il n’avait jamais pu oublier cette jeune femme victime d’un accident de la route, broyée, déchiquetée, avalée par sa voiture, puis vomie, recrachée en mille morceaux sur le bitume. Son regard vitreux rempli d’incompréhension le hantait encore les nuits sans sommeil où il se retournait sans cesse dans son grand lit vide.
       En cherchant un peu, il y avait eu aussi un agriculteur endetté jusqu’à la moelle, qui s’était suicidé d’une balle dans la tête avec son fusil de chasse dans la bouche. Le projectile avait explosé la mâchoire et la fosse nasale, se logeant entre les deux yeux dans une bouillie infâme. Enfin, plus récemment, cet ivrogne lardé de coups de couteau, dont la dépouille ne ressemblait plus qu’à un vulgaire morceau de gruyère lors de son passage à la morgue.
Mais ce nouveau macchabée dépassait l’entendement ! 
 

Critiques de la presse et avis des internautes :

Extrait :

Presque deux heures de route avant d’arriver à l’Institut Médical de Rennes. Annabelle n’avait toujours pas déjeuné. Elle avait sans doute bien fait.
Un spectacle hallucinant l’attendait !
Cinq têtes soigneusement alignées les unes à côté des autres, comme autant de trophées de chasse… La collection incomplète d’un prédateur, peut-être le pire et le plus dangereux qu’elle n’ait jamais traqué.
En attendant, le médecin légiste avait préparé l'entrevue. Sa poignée de faim fut chaleureuse tout comme le gobelet de café offert.
-      Pour que ce soit plus compréhensible, je vous ai édité un profil anatomique au format A3.
-      Délicate attention…
-      Pour chaque corps, l’incision qui sépare la tête du tronc débute immédiatement au-dessus du menton à quatre centimètres de la symphyse de l’os maxillaire inférieur. La peau a été découpée circulairement avec une coupure commençant sur le muscle sterno-cléido-mastoïdien droit et s’étendant jusqu’à la corne postérieure gauche du cartilage thyroïde. Cette entaille bien nette a coupé la membrane thyrohyoïdienne, les muscles qui s’attachent à l’hyoïde. Par la rétractation de la peau, elle a mis à découvert une ligne et demie du cartilage thyroïde.
Elle se laissait guider par les explications et le doigt du légiste qui passait allègrement du schéma à la tête du grand-père.
-      Heureusement que vous avez imprimé ce profil… Parce que je vous avouerai que c’est du charabia pour moi.