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comment ils m'ont presque "SUPER u"- Cédric Lesueur

Le baiser de Judas
Il y a quelques mois, j’ai loué une voiture pour raisons professionnelles dans ce magnifique Supermarché où tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil.
La réservation sur internet a pris quelques minutes, mais le retrait du «Super» véhicule a duré presque aussi longtemps... que le trajet que je devais effectuer. Heureusement que j’étais pressé...
L’hôtesse d’accueil d’un certain âge ne maîtrisait pas l’application d’enregistrement, mais alors pas du tout. Elle râlait comme si je n’étais pas là, souvent vulgaire et sa collègue plus jeune venait la secourir chaque fois, puis repartait.
Un sketch, une caméra cachée ?
Au bout de trois « Fais c...» et de quatre «M....» soit sept aller-retours de la copine, j’ai enfin eu la chance de récupérer les clefs de la «Super»  Clio. Mais, ce n’était pas fini, il fallait procéder à l’état des lieux. Normal...
Sauf qu’il y avait quand même une trentaine de photos dont la moitié avec quelques bosses ou autres rayures plus ou moins importantes. C’est là que moi aussi, j’ai commencé à jurer comme la sympathique dame de l’accueil... J’étais déjà très en retard, j’avoue que je n’ai pas été hyper méticuleux dans mon inspection.
Puis, je suis parti.
J’ai fait «Super attention» au véhicule, puis je suis revenu.
Là, une autre hôtesse, plus désespérante que les autres m’a pris la tête parce que je lui ai avoué ne pas avoir passé l’aspirateur à l’intérieur de la Clio car c’était propre (exactement comme quand j’avais récupéré le véhicule). Je n’avais fait qu’un aller-retour de 36 h par temps sec avec juste une valise.
Du coup, comme ceux qui font du air guitare, j’ai fait de l’air aspirateur. C’est l’accessoire parfait pour ce genre d’activité.
Puis, je suis revenu.
Une quatrième hôtesse (à ce rythme là, j’allais bientôt connaître tous les employés du magasin) m’a demandé de repartir avec elle pour l’état des lieux.
Elle prenait son travail très au sérieux... On n’était pas là pour rigoler. Je me demandais même l’espace d’un instant si elle ne bossait pas aussi pour la douane.
Et là, bingo !
- Monsieur il y a une éraflure une sur la jante arrière gauche ! Regardez sur la photo initiale, il n’y en avait pas ! Venez avec moi !
Énième retour à l’accueil (que je connaissais maintenant presque aussi bien que ma cuisine)
Sur le coup, j’étais  «Super» surpris et «Super» stressé.
Étonné car je n’avais pas frotté la jante durant le voyage et inquiet parce qu’ils avaient enregistré mon empreinte bancaire pour un montant de 1200 euros. Et puis, c’était un peu ambiance Russie en mode KGB, la dame plus froide que la Sibérie ne voulait rien entendre et je me sentais traité comme un vulgaire voyou.
- On vous informera, mais cela risque de vous coûter 200 euros.
Je riais jaune... 200 euros au doigt levé pour une petite rayure. La seconde est à 60 % ?
Quelques heures plus tard, au calme, je pris le temps de regarder les fameuses photos de la jante. Celle d’avant et celle qu’on me reprochait d’avoir abîmée...
Et là, deuxième bingo de la journée !
En zoomant, je m’apercevais que la photo initiale avait été trafiquée avec des zones grisées ou gommées qui apparaissent à l’endroit même de l’éraflure.
J’ai donc envoyé un mail au Supermarché en menaçant de porter plainte.
Le lendemain, j’ai reçu des excuses assez plates et une explication pour le moins vaseuse affirmant que la photo n’avait subit aucune modification. Pourtant, il ne faut pas être docteur en physique quantique pour savoir que ce n’était pas vrai...
Enfin, bref, j’ai essayé d’avoir un petit dédommagement (je ne sais pas, une promo sur un pack de lait), mais ils n’ont rien voulu savoir.
Après tout, je comprends, je ne suis qu’un client... Qui ne remettra plus jamais les pieds là-bas.
Du coup, je conseille ce magasin uniquement aux amateurs de tragi-comédies. Les autres, fuyez ! 

 Baiser de Judas - Cédric Lesueur

Super U
C’est toujours la même histoire à quelques détails près... Les personnages changent à chaque fois, les lieux aussi.
- Asseyez-vous !
Ton neutre, bureau aussi déprimant que le bâtiment. Le quarantenaire, mal habillé, mal rasé obéit sans broncher. Les deux gendarmes qui lui faisaient face n’étaient pas là pour rigoler. L’un se chargerait de l’interroger, l’autre taperait sa déclaration sur l’ordinateur et peut-être sur lui, si les réponses ne convenaient pas. Du moins, se plaisait-il à le croire.
-  Je peux savoir pourquoi je suis ici ?
-  Vous le saurez d’ici quelques minutes Monsieur Radoutay… Comment s’est passé le confinement pour vous ?
L’homme ne comprenait pas trop le sens de la question, mais il répondit quand même.
-  Mal… Ma femme m’a quitté au bout d’un mois et demi. Elle ne me supportait plus. Je crois que c’est le lot de beaucoup de couples hélas.
L’air dubitatif, le capitaine Flamanville se gratta le menton. C’était mauvais signe.
- Quand vous dites qu’elle vous a quitté, vous ne voulez pas plutôt dire qu’elle vous a viré de la maison.
- Euh… Oui. C’est pareil. Non ?
- Non. Soyez précis dans vos réponses s’il vous plaît. La maison appartient-elle à votre femme ?
- Oui.
- Vous êtes sans emploi depuis quelques années déjà ?
- Oui et ce n’est pas près de s’arranger avec cette crise, affirma-t-il penaud.
-  Vous vous êtes retrouvé à la rue alors ?
-  Pas exactement… Mélanie dans sa grande mansuétude m’a laissé le camping-car. Mais pourquoi toutes ces questions ?
-  Le 5 mai dernier, vous êtes bien allé voir vos parents qui habitent à Josselin ?
-  Oui.
-  Vous ne les aviez pas vus depuis plus de cinq ans ? C’est bien cela ?
-  Qui vous a dit cela ?
-   Vos deux sœurs.
Il l’avait pensé tellement fort que ses lèvres articulèrent le mot « salopes » sans le prononcer toutefois.
-  Alors ?
-  Oui, je ne les avais pas vus depuis longtemps.
-  Pourquoi ?
-  Une brouille familiale, c’est le lot de…
Le gendarme l’interrompit. Son menton le démangeait de plus en plus.
-  Oui, on sait… Mais pourquoi en plein confinement, vous êtes parti à Josselin ? Je vous rappelle que les déplacements étaient interdits à cette période, sauf raison impérieuse. Et puis, cela fait une sacrée trotte d’Argenteuil.
-  J’avais peur pour eux. Je voulais les voir, les rassurer…
-  Et pour évoquer votre situation peut-être ?
-  Comment ça ?
-  Leur demander de l’argent par exemple ?
-  Non, je suis trop fier pour cela.
-  Trop fier ? C’est toujours votre ex-femme qui s’occupe de votre linge sale ? s’amusa le militaire avec un sourire narquois.
-  Oui. Ce n’est pas évident de vivre en camping-car… Elle m’aide un peu en attendant que ma situation s’améliore.
Le militaire prit un papier qui traînait sur son bureau et lui tendit. Le visage de Monsieur Radoutay se décomposa d’un coup. Il venait enfin de savoir où il avait foutu ce putain de document et pourquoi il était auditionné ce matin-là…
L’étau se resserrai.
-  Voyez-vous Monsieur Radoutay, si vous aviez été plus malin, vous auriez détruit les résultats du prélèvement. Sans cela, nous n’avions aucun moyen légal de savoir si vous aviez été dépisté ou non.
-  Mais pourquoi j’aurais fait une telle chose ? tonna-t-il. Il n’y a pas de honte à avoir chopé cette merde quand même. On est des millions dans le monde !
-  C’est vrai. Sauf que vous, vous l’avez sciemment transmis à vos parents !
-  Pardon ?
-   Votre résultat de positivité au covid-19 date du 3 mai et le 5 mai, soit le surlendemain, vous vous rendez chez vos parents octogénaires et souffrant de différentes pathologies, notamment des difficultés respiratoires pour votre père.
-  Mais…
-  Taisez-vous, je n’ai pas fini ! Vous êtes asymptomatique alors ils ne se méfient pas, trop heureux de vous revoir… Vous y allez sans masque, vous les embrassez, les enlacez comme si vous les aimiez…
-  Mais comment vous ?
Les gendarmes jubilaient. La partie était gagnée maintenant.
-  J’ai la déposition de la voisine d’en face… Une vraie commère, si vous saviez. J’ai aussi les témoignages de votre femme, pardon votre ex-femme et de vos deux sœurs qui m’ont affirmé que vous détestiez vos parents.
-  Salopes ! hurla le suspect.
Le mot s’était enfin échappé.
-  Vous vouliez toucher votre héritage avant la date de péremption si je puis m’exprimer ainsi. Même s’il faut partager avec les deux autres « salopes » comme vous dîtes, vos parents laisseront un joli pactole à leur mort… Ce qui ne devrait pas tarder puisqu’ils sont tous les deux en réanimation depuis quelques semaines déjà.
L’autre militaire ajouta :
-  Si ça peut vous rassurer, vous n’êtes pas le seul « coronacriminel » en France. Nous avons des dizaines de dossiers comme le vôtre en cours… On les appelle « les baisers de Judas ».
-  Salopes !
Ce fut le dernier mot de Philippe Radoutay avant qu’il ne se terre à jamais dans un silence cathartique.

La carte de fidélité - cédric Lesueur

la carte de fidélité

- Vous avez une carte de fidélité ?
- Euh, oui… Attendez.
Mal à l’aise, hésitant, je mis un certain temps à farfouiller dans mon portefeuille, puis lui tendit le fameux sésame.
- Non, désolée, ce n’est pas la bonne, fit-elle avec une moue dubitative.
Trop de cartes tuent la carte. Je devais en avoir une dizaine et chacune me donnait droit à des avantages exceptionnels si tant est que je veuille bien soulager régulièrement mon compte bancaire.
- Ah effectivement, constatais-je un peu gêné de mon étourderie.
- Vous n’êtes pas si fidèle en fin de compte, conclut-elle d’un sourire complice avec la cliente suivante, une sémillante sexagénaire dont le caddie plein à ras bord était proche de l’explosion.
Moi aussi d’ailleurs… Rouge pivoine, j’enfournais mes achats dans les cabas aussi vite que je pouvais et râlais intérieurement après ma femme qui m’avait imposé cette séance de torture.
- Au revoir, dis-je poliment en baissant la tête.
- A bientôt, j’espère.
Sauf erreur de ma part, ou bien elle s’était foutue ouvertement de ma gueule ou bien elle m’avait dragué, agréable sensation qui pourtant ne m’était plus arrivée depuis le siècle dernier. Par habitude et par un sens trop aiguisé de la réalité de la vie, je penchais logiquement pour la première hypothèse, la plus désagréable… Mais l’espoir fait vivre et même infime, il avait ravivé la flamme d’une vie par trop blafarde.  La chaire est faible, l’homme d’autant plus…

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sentiments exacerbés - cédric Lesueur

jalousie

En haut de la plus haute et de la plus sombre des tours, deux hommes dans des costumes anthracite se toisent méchamment. Dans leur immense bureau au mobilier gris, aux murs gris, au plafond gris, ces types tirés à quatre épingles, brassent des milliards d’euros et conditionnent l’avenir de dizaines de milliers de personnes. Les directeurs de la MALO-Q  sont encore jeunes mais déjà tellement puissants. Pourtant, ils ne sont pas encore au sommet, pas totalement. Il y a un dernier étage avant de toucher le Graal, d’atteindre le paradis… Ou l’enfer ? Au dessus, vit un prédateur autrement plus redoutable. Monsieur Samer, de son prénom Pierre Yves André demeure le général en chef pour quelques mois encore de cet immense vaisseau qu’est la multinationale MALO-Q, un consortium financier qui rapporte presque 11 pourcents par an à ses bienheureux actionnaires, des fonds d’investissements américains pour l’essentiel. Mais, toutes les bonnes choses ont une fin hélas et le sémillant dirigeant approche fatidiquement de la date de péremption… A 60 ans passés, les statuts de la holding l’obligent à partir les poches pleines, mais lui donnent aussi le droit de choisir qui sera son successeur parmi la paire de « spécaluteurs » précoces qui lui font office de sous-directeurs surpayés et de lèche-culs invétérés.
 
Ce matin-là, comme tous les jours, les candidats au titre de golden boy de l’année rivalisent d’imagination pour plaire à leur seul et unique électeur. Dehors, il pleut, mais ils s’en foutent comme de leur premier million. Derrière leurs multiples écrans aussi plats que leurs encéphalogrammes, ils n’ont même pas remarqué l’absence de Madame Michu, la secrétaire de direction, pourtant fidèle au poste depuis plus de 30 ans. Paul Amploi et Gérard Menvussa se détestent cordialement, mais une seule et même passion les unis ; les nombres et surtout les courbes de rendement qui les accompagnent. Celles de la nouvelle venue va emporter leur adhésion et tout sur son passage.

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Il était un foie… - Cédric Lesueur

Le chien jaune

Au Chien jaune, ce soir-là il y avait Black Mamba, la voix de la soul et des opprimés. Plus que jamais fidèle à son nom de scène, son corps ophidien ondulait au milieu de musiciens transis d’amour et de « free base », une drogue en vogue à Chicago… Mais on était un océan plus loin, dans un autre monde... en Bretagne, à Concarneau plus précisément. Le chouchen et autres boissons magiques coulaient à flot et les habitués, pour la plupart des marins, semblaient tous hypnotisés par ce petit bout de femme se trémoussant avec une énergie incroyable dans sa robe psychédélique.
 
Parmi les spectateurs, Because le barman, qui était le frère de Black Mamba et accessoirement le propriétaire du bar, souriait de toutes ses dents nacrées. C’est lui qui l’avait sortie d’Englewood trois jours plus tôt pour qu’elle échappe aux griffes acérées de  Jo Loco, l’un des caïds les plus craints de ce quartier miteux. Le gangster était désespérément fou de la jolie chanteuse et, lorsqu’il ne la frappait pas ou n’abusait pas de son corps d’ébène, il l’obligeait insidieusement à chanter du Rap, ce qu’elle détestait par-dessus tout. Pour assurer la sécurité de sa cadette mais surtout pour la rassurer, Because avait dû engager des comparses, une paire de clients parmi les plus assidus, des piliers de bars indéboulonnables qu’il faisait plus ou moins passer pour des gardes du corps. Monsieur Bloche, de son prénom Jérôme, passionné de polars et sans emploi dans la vraie vie, avait pris son rôle très au sérieux. Trop peut-être…

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Vice et vertu, vice et versa - cédric Lesueur

Les sept péchés capitaux

1436 dans le nord-est de l’Italie. Bartholomé Casivelurius était un jeune vénitien, fils unique de riches négociants, bien dans sa peau, trop peut-être. Tel un glouton insatiable, il passait l’essentiel de ses journées vautré dans le luxe, à manger, ingérer inlassablement tout ce qui lui tombait sous la main. Pour ne rien arranger, hormis écouter d’une oreille distraite les monologues lénifiants de son précepteur, il ne faisait rien, strictement rien, absolument rien. Si bien qu’à quatorze ans, le Bibendum dépassait allègrement le quintal. Sa mère Luisa le couvait, mais pas Bénédict son père, trop souvent absent hélas, qui n’appréciait pas le comportement oisif de son futur et unique héritier, mais alors pas du tout... De retour d’un lointain voyage, il lui fit comprendre d’une façon assez particulière en lui offrant un porc et une couleuvre choisis évidemment pour leurs caractéristiques bien marquées : Le cochon prénommé Gula (gourmandise) était presque aussi gros qu’un hippopotame, si ce n’est plus... Quant à Acedia (paresse) la couleuvre, elle bougeait si peu que parfois on la croyait morte.
 
Au bout de deux années de captivité seulement, ses singuliers animaux de compagnie mourront dans d’atroces circonstances. Avaler des couleuvres peut parfois s’avérer mortel pour un porcidé obèse…

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Les naufragés de l’invincible IV - cédric Lesueur

Les naufragés de l'invincible

Pas un souffle de vent, une brume épaisse et une chaleur suffocante. La caravelle « L’invincible IV » n’avançait pas d’un pouce. L’équipage, non plus… Les sept pirates qui n’étaient pas des nains malgré leur petite taille restaient désespérément immobiles, attendant sans doute un signe du destin ou d’Éole tout au moins. En haut, le guetteur, un Ivoirien nommé Sorane ne voyait toujours rien venir et pour cause, avec cet épais brouillard on ne pouvait guère voir plus loin que le bout de son nez. La mer était d’huile, mais point de sardines à l’horizon, seulement un grand requin blanc presque aussi gros qu’une baleine qui tournait inlassablement autour du navire. De mémoire du Capitaine Cruchet, on n’avait jamais vu ça… Au fond de lui-même, le vieux boucanier savait pertinemment que cela ne présageait rien de bon… Sa jambe de bois le démangeait furieusement comme si mille moustiques l’avaient piquée.
 
Et il avait raison le bougre… Soudain, un bruit sourd et inattendu déchira l’atmosphère et sortit brutalement les marins de leur torpeur. Des vagues bien plus hautes que le mat se mirent à déferler constamment sur le pauvre navire. Les voiles furent aussitôt déchirées, déchiquetées en misérables lambeaux et Sorane, sans le vouloir, fit un plongeon digne des Jeux olympiques. Mais, ce n’était pas le plus grave, d’hallucinantes déferlantes se fracassèrent contre la coque et voulurent la projeter vers des falaises qu’on devinait, mais qu’on ne voyait pas. Par chance, le ressac empêcha la catastrophe ou tout du moins retarda l’échéance. Les marins découvrirent subitement qu’ils étaient très proches de la côte, mais tout ce qu’ils voulaient maintenant, c’était sauver leurs misérables peaux de mécréants. 

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